Il confirme : « Oui, vous pouvez envoyer des e-mails aux clients actifs. Mais vous ne pouvez pas envoyer tout et n’importe quoi. »

Les clients aiment recevoir des informations

« Vous avez le droit d’informer les clients quant à vos jours de congé, vos produits, vos services et votre entreprise. Plus ces informations auront de la valeur à leurs yeux, plus ils aimeront les recevoir. Les mailings commerciaux relatifs à des activités ou des organisations tout à fait différentes sont exclus. »

Vous n’êtes pas certain de l’opportunité d’un mailing ? Herman Maes vous conseille de vous poser une question : « Le client attend-il l’e-mail que vous vous apprêtez à lui envoyer ? Si la réponse est “oui”, c’est parfait. Imaginez une centrale de pneus qui vous informe qu’il est temps de changer vos pneus ou un magasin de jouets qui vous contacte parce que votre fille a gagné son concours de dessin. »

Faites preuve de bon sens. Demandez-vous si votre personne de contact attend votre e-mail. Si oui, il n’y a pas de problème.

« Vous avez un doute ? Faites preuve de bon sens. Hors de question que la centrale de pneus commence subitement à faire la publicité de la nouvelle entreprise de piscines de son gérant… Ou que le magasin de jouets vous envoie ses promotions hebdomadaires uniquement parce que votre enfant a participé à un concours. »

Autorisation des clients

Il est impératif d’avoir l’autorisation du destinataire des mailings. Un client vous la donne tacitement. « Vous pouvez envoyer des mailings aux clients actifs. Ils trouveront certainement utile que vous leur transmettiez des offres ou des informations. »

À l’ère du RGPD, le marketing professionnel par e-mail viendra renforcer votre marque et doper votre chiffre d’affaires à une condition : que vos mailings soient utiles et pertinents. S’ils y voient des avantages, vos clients seront plus enclins à lire et à cliquer. Vous souhaitez leur envoyer des mailings plus nombreux ou différents ? Demandez-leur d’abord leur autorisation.

Ne demandez pas de confirmation à vos contacts actuels

Cette autorisation a mis de nombreuses PME dans l’embarras. « Avant l’entrée en vigueur du RGPD, beaucoup ont demandé l’autorisation des contacts repris dans leur liste d’adresses », poursuit Herman Maes. « Elles ont envoyé des e-mails aux clients pour leur demander si elles pouvaient continuer à les informer sur leurs produits et services à l’avenir. La plupart des e-mails sont malheureusement restés sans réponse, car les gens ne font pas attention à ce genre de message. »

Le problème, c’est que ces entreprises n’ont ensuite plus pu envoyer d’e-mails aux personnes qui n’avaient pas donné leur autorisation. Elles ont aussi dû supprimer les nombreux contacts qui n’ont pas répondu. « Une personne m’a demandé si elle ne pouvait pas renvoyer des e-mails à ses 5.000 anciens contacts, et pas uniquement au 200 qui l’y avaient autorisée. Ma réponse l’a déçue : non, c’est interdit.

Conclusion : ne demandez pas l’autorisation à vos clients. Mieux vaut les conserver dans votre liste de mailing et prévoir une option de désinscription. »

Pour un état des lieux du RGPD, lisez l’article Le RGPD en 2019